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Cavalier participant à la fête de la Gaani à Nikki, dans le nord du Bénin.

L'histoire du cheval en Afrique de l'Ouest, arrivé dans le Sahel au VIIIe siècle, débute réellement avec l'appropriation du matériel d'équitation au XIIIe siècle, permettant l'essor des grands empires africains, notamment celui du Mali, ainsi que la diffusion de l'islam, grâce à l'usage militaire des tactiques de choc. Le cheval est introduit depuis l'Afrique du Nord, et se diffuse vers le Sud. La manière de le désigner témoigne de racines linguistiques variées, notamment la racine so dans les langues krou et mandingues, alors que d'autres mots, notamment en wolof, dérivent de la racine arabe faras.

Le cheval est notoirement rare et précieux en Afrique subsaharienne, en raison de son coût élevé et de sa sensibilité aux maladies locales. Le commerce de cet animal reste essentiellement transsaharien durant l'époque médiévale. Les Portugais s'imposent via des ports de commerce sur les côtes ouest-africaines à partir du XVe siècle. Le commerce du cheval accompagne dès lors celui des esclaves africains, jusqu'à la colonisation européenne du XIXe siècle. Les cavaliers perdent alors leur supériorité militaire face aux fusiliers, cantonnant le cheval à un rôle cérémoniel et d'apparat.

L'art africain traditionnel souligne le rôle tant militaire que culturel joué par le cheval dans l'Ouest du continent. Des croyances particulières et un rôle cérémoniel sont associés à la queue du cheval, particulièrement au Togo et dans le grassland du Cameroun.

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